Deux stratégies pour pâturer quand la portance des sols est limitée
Réduire le temps d’accès au pâturage des bovins ou diminuer fortement le chargement instantané sont les leviers à actionner lorsque la portance des prairies est réduite, conseille l’Institut de l’élevage dans sa note agroclimatique et prairies publiée le 19 mars 2026.
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L’hiver 2025-2026 a été marqué à la fois par des températures douces et des précipitations importantes. « À l’échelle nationale, l’hiver 2025-2026 se classe au quatrième rang des hivers les plus doux », souligne l’Institut de l’élevage dans sa note agroclimatique et prairies publiée le jeudi 19 mars 2026.
Ces conditions ont favorisé une reprise précoce et dynamique de la croissance de l’herbe. Pour autant, toutes les exploitations n’ont pas pu sortir leurs animaux car dans un certain nombre de situations, l’abondance des précipitations a dégradé la portance des sols des prairies.
Pour profiter de cette pousse quand la portance des sols fait défaut, l’Institut de l’élevage préconise d’actionner deux leviers :
- Réduire le temps d’accès au pâturage pour maximiser l’ingestion par heure de présence et tourner rapidement sur les parcelles ;
- Diminuer fortement le chargement instantané (inférieur à 100 ares/UGB) lorsque les animaux n’ont pas accès à des zones stabilisées (bâtiments ou autres). La prairie sera moins abîmée mais en cas de hauteur d’herbe importante, il y aura plus de gaspillage. L’atteinte d’une hauteur de sortie n’est pas d’actualité avec cette option.
Les parcelles peu portantes et hautes seront privilégiées pour les premières fauches d’ensilage ou d’enrubannage.
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